Les mercredis photographiques #52 avec les photographes Cyril Babin, Frédéric Dubuc, Frédéric Lallemand et Lîlâ Mei

L’association Cdanslaboite est heureuse de vous convier à sa soirée Les mercredis photographiques #52 le mercredi 27 juillet 2022 dès 18h à la Maison Bourbon / Pôle Image de Bordeaux.

L’exposition présentera les travaux des photographes Cyril Babin, Frédéric Dubuc, Frédéric Lallemand et Lîlâ Mei.

Ouverts à tous·tes, les Mercredis Photographiques ont lieu chaque dernier mercredi du mois, le temps d’une soirée, de mai à octobre.
Organisées par l’association Cdanslaboite, ces expositions éphémères valorisent la production photographique en Nouvelle-Aquitaine dans un esprit ouvert et convivial.


Au programme de cette édition #52 :

Cyril Babin, Indes 2013 – 2016

© Cyril Babin

Ces photos font partie d’un ensemble que j’ai réalisé au cours de trois voyages successifs en Inde entre 2013 et 2016.
Ce sont des instants, des scènes de rue prises avec mon reflex numérique lors de mes déambulations, toujours en tension, à l’affût de l’imprévisible.
Pour citer Joseph Koudelka : « Je ne prévois pas mes photos, la seule chose que je cherche c’est l’endroit où une photo va m’attendre. »
Comme beaucoup d’autres, j’ai éprouvé comme un choc au contact de ce pays.
Souvent, j’eus l’impression d’être suspendu dans une spirale temporelle où se mélangent diverses sensations contradictoires et d’y perdre mes repères.
J’ai essayé de capturer des images qui retranscrivent le tourbillon d’émotions et de sentiments
que j’ai éprouvé en m’immergeant dans ce « continent » sans cesse en mouvement, comme happé par ce foisonnement fiévreux.
La fascination qu’exerce sur moi l’Autre s’est décuplée en Inde.
Ma volonté : l’appréhender, le rencontrer ou le saisir à son insu.


Frédéric Dubuc, Correspondances

© Frédéric Dubuc

Bordelais depuis mon premier cri jusqu’à mon dernier pas, j’ai grandi avec comme modèles Henri-Cartier Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis, Walker Evans… et comme premier terrain de jeu les rues et les murs de Bordeaux.
Ma démarche photographique se résume à de longues balades sans but, le regard à l’affût d’un décor, m’arrêtant devant une scène qui attend un personnage, ou suivant aveuglément une personne en attendant le décor… ou bien simplement en photographiant à la volée, à l’instinct si tout arrive en même temps.
Je rentre souvent bredouille, je réussirai la prochaine fois.
Je m’amuse à capter l’ironie d’un instant, à trouver la poésie que mon œil me montre. La photographie est un jeu, je joue à photographier.
Cette série de photos est une illustration du lien entre les couleurs, les ombres, la lumière, les gens.


Frédéric Lallemand, De la Terre et du Vent

© Frédéric Lallemand

Je suis parti six mois en résidence dans la Drôme, trois mois à Vassieux dans le Vercors, puis trois mois à la Chaudière sous la montagne “Les trois becs”.
Une envie d’un autre possible qui a eu comme point d’ancrage un lieu perdu sous un bout de ciel, parce que tout rêve est une promesse au mieux une inspiration.
La série présentée est un extrait de la période dans le Vercors.
Je travaille en argentique, les tirages ont été réalisés par mes soins.


Lîlâ Mei, Native

© Lîlâ Mei

J’ai gardé en mémoire les silhouettes arquées des coupeurs de cannes dans l’aube encore fraîche des matins rose de juillet.
Les salazes plongés dans l’ombre qui scrutent les levers de Soleil sur cet océan d’huile, parfois troublé par les sauts des baleines à bosse.
La rumeur du vent qui soulève avec la montée de l’astre et l’odeur sucrée de la bagasse s’échappe de l’usine en contrebas, cachée derrière les hauts palmiers.
Loder mon péï.
La terre calme qui se réveille sous les caresses des sabres.
Il reste quelques minutes avant le jour.
L’enfant noctambule se laisse encore porter par les chimères aux corps intelligibles, ses grands yeux céladon ouverts derrière ses paupières.
Les dos se redressent dans le champ de cannes.
La brise se tait.
Les chimères se cachent sous les pupilles de l’enfant.
Alors, le jour se réveille, s’étire et lève ses couvertures de cirrocumulus.
Soudain, le ciel s’ouvre.


Vous pourrez, si vous le souhaitez, débuter ou renouveler votre adhésion à l’association pour soutenir l’organisation des expositions.
Une sélection de livres des structures participant au Pôle Image / Maison Bourbon sera disponible.
Une buvette sera sur place (règlement en espèce uniquement).

Horaire :
18h-22h

Accès :
Cdanslaboite – Pôle Image
79 rue Bourbon, 33000 bordeaux
Tram B La Cité du Vin
Entrée libre

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Exposition Gironde Romane

Plusieurs dates :
Abbaye de la Sauve Majeure du 8 juillet au 6 novembre 2022
https://www.abbaye-la-sauve-majeure.fr/
La Réole, Mois de la photographie du 3 septembre au 2 octobre 2022, Prieuré Bénédictin, tous les jours de 9h à 19h.
Journées du patrimoine de Bordeaux, 17 et 18 septembre 2022, Cdanslaboite / Maison Bourbon, 79 rue Bourbon de 10h à 19h.

A l’origine du projet Gironde romane, et cette évidence que le patrimoine roman a la particularité de ne pas être réuni dans un nombre réduit de sanctuaires célèbres et préservés, ni dans un musée. Il perdure dans quelques hauts lieux, telle l’abbaye de La Sauve-Majeure devenue monument national, mais il est aussi très présent dans des églises et des sites souvent peu visités et méconnus du public.

Photo : Lou Chaussalet / Église de Cardan

Fort de ce constat, comme des liens historiques entre Photographie et Patrimoine, le projet s’est donné pour objectif de donner à voir ce patrimoine dans son environnement, au prisme des perceptions artistiques et du parcours personnel de trois auteur.e.s photographes girondins : Nicolas Camoisson, Lou Chaussalet & Bruce Milpied. Les plus de cinquante lieux visités et photographiés sur l’ensemble du département permettent, sans prétention à l’exhaustivité, de faire découvrir ou d’appréhender autrement l’intérêt artistique et historique de ce patrimoine millénaire.Le parti-pris ne se donne aucune limite mais entend témoigner de l’abondance et de la diversité de ces formes romanes qui, depuis les XIème et XIIème siècles, persistent par leurs vestiges, ténus ou prolixes. Les prises de vue leur rendent hommage et révèlent au public, habitants ou touristes, ce qu’il connaît peu ou n’a jamais « vu » ainsi. Les grands formats de l’exposition Gironde romane présentés à La Sauve-Majeure constituent une première étape, essentielle. Ils ont été choisis dans un souci de cohérence visuelle et de résonance avec le prestige et le rayonnement de ce haut-lieu, « phare » de l’Entre-deux-Mers. Mais une sélection s’est nécessairement imposée, et il reste beaucoup à partager du périple… à suivre donc.

Photo : Nicolas Camoisson / église de Conque-Saint Pardon

Le décor roman des églises qui subsiste se situe, pour l’essentiel, à l’extérieur, sur la façade, les portails et les modillons des chevets. A l’intérieur, il est surtout porté par les chapiteaux des colonnes. Ces décors qui émerveillent par l’inventivité de leurs formes participaient d’un tout à leur époque, bien éloigné de nos considérations modernes ou romantiques quant à la noblesse de la pierre nue, ou à une prétendue austérité précédant le foisonnement gothique. L’intérieur des églises romanes était en effet paré de couleurs vives du sol au plafond. De rares vestiges de polychromie, notamment à l’église Saint-Pierre de La Sauve et dans le musée lapidaire de l’abbaye, comme certaines restaurations en témoignent.

Photo : Bruce Milpied / Eglise d’Auros

La sculpture contribuait, en images, à l’éducation de tous. Apologie des vertus et de la « bonne » conduite, mise en garde face aux tentations du « mal »… son répertoire abondant puise aux sources antiques et bibliques, avec ses scènes, figures ou personnages récurrents. L’art roman déploie une forte expressivité même si son interprétation nous résiste parfois aujourd’hui. Il suffit toutefois de regarder et, si besoin, de… chercher un peu ! Bonnes promenades dans cette si riche & foisonnante Gironde romane.

L’exposition à l’abbaye de la Sauve Majeure