Les mercredis photographiques #54 avec les photographes Julie Arnoux, Arnaud Fonquerne, Fred Goud et Gabriel Maydieu.

L’association Cdanslaboite est heureuse de vous convier à sa soirée Les mercredis photographiques #54 le mercredi 28 septembre 2022 dès 18h à la Maison Bourbon / Pôle Image de Bordeaux.

L’exposition présentera les travaux des photographes Julie Arnoux, Arnaud Fonquerne, Fred Goud et Gabriel Maydieu.

Concert de Jean-Paul Roy à 19H30 dans le jardin de la Maison Bourbon : « Suspendu, Entre Terre et Pierre »

Ouverts à tous·tes, les Mercredis Photographiques ont lieu chaque dernier mercredi du mois, le temps d’une soirée, de mai à octobre.
Organisées par l’association Cdanslaboite, ces expositions éphémères valorisent la production photographique en Nouvelle-Aquitaine dans un esprit ouvert et convivial.


Au programme de cette édition #54 :

Julie Arnoux, Le cadre est dans la cuisine

© Julie Arnoux

Julie Arnoux, photographe Bordelaise investie, a toujours su rencontrer les âmes, avant même de les pixeliser . 
De son art photographique, pratiqué en professionnelle depuis 10 ans, elle a tiré plus que des clichés .
Julie explore l’humain comme on découvre une toile de maître, avec respect, lumières et bienveillance .
Elle croque des tranches de vies, des parts de nous que nous abritons derrière nos fenêtres.
Nos intimités partagées, nos éclats d’humeur, nos différences et nos similitudes sont « recadrés » par la photographe et sa fenêtre de cuisine aux couleurs atypiques.
Comme un écran, entre notre réalité et sa vision, elle façonne des peintures vives et vivantes dans lesquelles les émotions scintillent avec sa pudeur.
Chacun d’entre nous pourra se reconnaître derrière cette vitre miroir, entre sourires partagés et regard esseulé, la vie s’écoule dans chacun de ces clichés.
C’est bel et bien la cuisine de Julie et ses ingrédients photographiques qui nous transmettent les émotions du partage.
Fragiles et vivants, identiques et uniques, derrière nos fenêtres à l’abri de tous, nous sommes tous particulièrement humain.

                                                                                                          Cécile Coursaut

http://juliearnoux.photodeck.com/


Arnaud Fonquerne, Les fantômes de Potosí

After several hours spent inside the mine, two miners come out of the mountain with their booty. Minors are paid according to the weight and quality of what they come out of the mountain. Potosí, Bolivia, September 11, 2018. Après plusieurs heures passées à l’intérieur de la mine, deux mineurs sortent de la montagne avec leur butin. Les mineurs sont payés en fonction du poids et de la qualité de ce qu’ils sortent de la montagne. Potosí, Bolivie, le 11 septembre 2018.
© Arnaud Fonquerne

Du haut de ses 4782 mètres, la montagne du Cerro Rico domine la vallée de Potosí.
Près de 500 ans après sa découverte et le début de son exploitation par les colons espagnols, le gisement d’argent, de plomb, de zinc et d’étain est toujours exploité.
Entre 3 et 5 morts surviennent chaque semaine, généralement dus à des éboulements.
45 ans, c’est l’espérance de vie des mineurs, dont les poumons sont rongés par la silicose.
Les hommes de Potosí le savent.
Pour 500 euros par mois et malgré les risques, ils continuent de descendre dans les entrailles du Cerro Rico pour trouver le filon rare, celui qui leur permettra de sortir de la misère.
Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987, Potosí est, depuis 2014, classée sur la liste du patrimoine mondial en péril.

https://www.arnaudfonquerne.com/


Fred Goud, Sambre

© Fred Goud

La Sambre oisive se traîne entre des usines qu’on ne sait vivantes ou moribondes ; canalisée domptée l’eau est sage, la sauvagerie est autour, jungle stérile et sale de fer et de béton.
Je suis fragile, la détresse envahit mon cœur. J’hésite à emprunter le chemin de halage. Je m’y sens illégitime, vampire venu me nourrir de la vie que je n’ai pas vécu, venu rêver de désespoirs que je ne fait qu’effleurer pour en sentir le parfum sans en subir la morsure.
J’entend le hurlement de l’acier déchiré par les griffes de démolition, le fracas des camions qui déchargent la ferraille, la respiration rauque d’une fonderie, comme, au bord de la rivière, la tanière d’une bête qui ne veut pas mourir.
Il est là ce lieu incertain où j’ai envie de perdre mon errance. Ces structures à moitié décaties me racontent la légende d’une industrie glorieuse nourrie de sueur prolétaire. Elles ont le goût d’une gueule de bois du lundi matin.
Ils sont là les souvenirs d’une époque que je n’ai pas vécue. L’éternel bleu de travail de mon grand-père, l’odeur de métal coupé de mon père. Les épaules courbées de fatigue qu’on oublie dans une choppe au comptoir d’un pauvre café même pas hambourgeois. Elles sont là ces nuits que je n’ai pas passé à peindre les murs à la bombe en enchaînant les 8.6 et les pétards dans le froid et la bruine.
Sur le bord du chemin boueux l’herbe est sale, un camion passe de l’autre côté de l’eau, l’incongruité d’une présence humaine. Les murs ont accroché des lambeaux d’existence, peintures vives et plantes grisâtres. De temps en temps, sur le sol, un tas de vieux métaux semble attendre une péniche qui n’arrivera plus.
Mais il se fait tard, il faut que je rentre chez moi.

http://www.filh.org/


Gabriel Maydieu, Tout autour le béton

© Gabriel Maydieu

Béton n.masculin (latin bitumen,bitume)
1.Matériau artificiel fait de cailloux, de graviers et de sables, réunis entre eux au moyen d’un liant généralement hydraulique.
2.Tout ce qui est solide, inattaquable, sûr ou bien peu malléable, rigide.
Réalisée entre 1941 et 1943 sur le port de Bordeaux, la Base Sous-Marine est l’une des cinq bases construites par les Allemands sur la façade atlantique au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Symbole persistant de l’occupation, le bâtiment est réputé indestructible.
« Tout autour le béton » est le résultat de quatre mois d’immersion dans l’édifice, dans ses couloirs froids et silencieux.
Dans les parois se dessinent d’abord timidement puis avec force des ouvertures dans les murs ; des plaies créées par le temps, dans lesquels se sont infiltrés champignons, herbes et calcites.
Au sentiment d’étouffement et de noyade, succède la possibilité d’une errance, d’une invitation à la contemplation et à la rêverie.
La structure laisse apparaître de nouvelles formes, créant des compositions organiques, paysagères, cartographiques, à mi-chemin entre l’infiniment grand et l’infiniment petit.
Projet photographique mené à la Base Sous Marine, en partenariat avec la Ville de Bordeaux.
Gabriel Maydieu (1991) habite et travaille à Bordeaux. Sa pratique photographique évolue entre des collaborations avec des designers, artistes, musiciens et des projets éditoriaux plus intimes. Il produit des images en s’attardant sur la notion de «temps faibles», cherchant la lumière dans les instants non décisifs mais essentiels. »

https://gabrielmaydieu.com

Concert : Jean-Paul Roy, Suspendu« Entre Terre et Pierre »

C’est une invitation à une traversée, constituée de paysages, jalonnée  d’étendues, de perspectives très différentes mais complémentaires, des contrées denses qui nous happent dans un vortex intérieur.

Au travers des éléments et des fluides : terre retournée, tourbe, paysage arides, brasiers, ou au contraire liquides, aqueux, ainsi que des fragments plus cristallins, des bruits sourds et des échos se fondant en une sorte de bourrasque.

S’entrouvre ici un aspect de la nature humaine, de l’homme en soi, puis de sa relation aux éléments, au monde et à autrui, accompagné d’un rythme brut, industriel et vital. Telle une usine déserte plantée face au vent, à la nature qui s’emballe, vulnérable et massive où les bruits de métaux entendus parfois nous troublent… Sont-ils martelage humain, ou sons provoqués par des phénomènes naturels, voués au chaos puis à l’apaisement ?

Des morceaux intrépides, des morceaux qui soulagent, des morceaux plus sereins, les éléments se fracassent, caressent le métal, le faisant miroiter.

La traversée est aussi spirituelle, énigmatique et universelle, s’autorisant des égarements, à prendre et à perdre du temps, visitant les recoins avant de se cavaler à nouveau, ballottant contre nos flancs. Quand l’inquiétude se pointe,  elle reste finalement sur le palier du doute, de l’énigme, du crypté, comme si rien n’était à craindre dans ces endroits décharnés ou broussailleux.

C’est parfois rugueux, houleux, mais s’y esquisse aussi, en son for intérieur, l’apaisement, un refuge dans l’après,  le pas suivant,  le paysage lointain, l’horizon en point de suspensions…

                                                                                                                                  AKJP


Vous pourrez, si vous le souhaitez, débuter ou renouveler votre adhésion à l’association pour soutenir l’organisation des expositions.
Une sélection de livres des structures participant au Pôle Image / Maison Bourbon sera disponible.
Une buvette sera sur place (règlement en espèce uniquement).

Horaire :
18h-22h
Consert à 19h30

Accès :
Cdanslaboite – Pôle Image
79 rue Bourbon, 33000 bordeaux
Tram B La Cité du Vin
Entrée libre

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Les mercredis photographiques #53 avec les photographes Jonhatan Hidson, Odile Sogno, Dihia Taleb et l’atelier « Photo Conceptuelle ».

L’association Cdanslaboite est heureuse de vous convier à sa soirée Les mercredis photographiques #53 le mercredi 31 août 2022 dès 18h à la Maison Bourbon / Pôle Image de Bordeaux.

L’exposition présentera les travaux des photographes Jonhatan Hidson, Odile Sogno, Dihia Taleb et l’atelier « Photo Conceptuelle »

Ouverts à tous·tes, les Mercredis Photographiques ont lieu chaque dernier mercredi du mois, le temps d’une soirée, de mai à octobre.
Organisées par l’association Cdanslaboite, ces expositions éphémères valorisent la production photographique en Nouvelle-Aquitaine dans un esprit ouvert et convivial.


Au programme de cette édition #53 :

Jonhatan Hidson, Skins

© Jonhatan Hidson

Au départ, il y avait un projet avec mon ami Jean Philippe Raymond sur le sentiment individuel d’invisibilité, à traduire en termes plastiques …
De fil en aiguille, j’en suis venu à me demander si on pouvait se faire tatouer pour se rendre invisible (en prenant le contrôle de la narration de son corps, on rend imperceptible, invisible, celle qui existait avant).
C’est ainsi qu’a commencé ce qui est devenu le projet «Skins».
La problématique peut sembler contre-intuitive, mais il semblerait que le questionnement soit fondé (à défaut de correspondre à une quelconque vérité, mais ça, c’est une autre histoire) à en croire le nombre de personnes, le plus souvent inconnues, qui se sont proposées pour poser.
La réalisation de cette série a aussi été une très belle expérience humaine, en tout cas pour moi.
Des personnes que, souvent, je ne connaissais pas du tout, se sont présentées à mon atelier pour, après une discussion d’à peine 5 minutes, se déshabiller entièrement avant de repartir.
La pose était toujours la même et le seul renseignement précis que je demandais était leur taille, pour pouvoir faire l’image à taille réelle.
Des rencontres fugaces mais fortes de la confiance que des quasi-inconnus m’accordaient, chacun avec des bribes de son histoire personnelle.
À moi ensuite de restituer au mieux la trace de ces moments.


Odile Sogno, Espace inattendu

© OdileSogno

Ce sont des instants photographiques de la Gironde.
La photographie, une histoire d’enfance avec le laboratoire argentique à la maison.
Puis plusieurs années de parcours professionnel dans le cinéma ont confirmé ma passion pour les images.
Habitant la Gironde, je m’y déplace en permanence avec mon appareil photo et saisis des moments sensibles pour moi: un lieu, une situation, une rencontre…
J’ai souhaité présenter des « tout petits morceaux » de la Gironde. Comme un puzzle d’images qui jalonne mon parcours sur ce territoire.
Les yeux grands ouverts pour capter une multitude de surprises.


Dihia Taleb, Aux Frontiéres de l’inconnu

© Dihia Taleb

Des sirènes qui retentissent de partout, un envahisseur, des bombes, et des citoyens contraints de fuir l’ignominie. Il faudra alors partir, vite, monter dans les trains pris d’assaut, se bousculer dans les bus vers une destination européenne inconnue, avec comme seuls effets, les restes d’une vie qui s’interrompt, et les bagages de l’avenir, désormais incertain.
Au poste frontalier de Medyka, comme à Korczowa, une fois les douanes passées, c’est une ligne de démarcation pour entrer dans l’inconnu et dans une sorte d’étrangeté qui est franchie, pour ces flux humains, constitués majoritairement de femmes et d’enfants.
De manière abrupte, elles ont été forcées d’abandonner leurs foyers, leurs maris restés au front, leurs vies pour se retrouver livrées à elles-mêmes.
Si la perspective d’être en lieu sûr, et l’idée d’une prise en charge potentielle leur mettait du baume au cœur, la charge émotionnelle de la traversée et l’éloignement de la patrie et des êtres chers les transcendent et leur fait dépasser toute notion de la réalité.
En effet, le poste frontalier de Medyka devient, au fil des jours, le théâtre d’une cohorte insolite de citoyens et d’organisations qui affluent pour accueillir ces réfugiés.
Un foisonnement d’initiatives qui dessine, un élan de solidarité sans précédent.
J’étais là, jour après jour, au milieu de ces mouvements incessants qui me donnaient le tournis, aussi hébétée que ces femmes, aussi sonnée d’incompréhension.
Je guettais alors toute expression, tout signe de leurs parts qui dirait le déchirement de leurs âmes déjà en errance.
La durée de ce voyage vers l’ailleurs leur sera aussi inconnue.
Maria qui partait de Kyiv transite par une cité universitaire où Nadia, sa sœur, logeait.
Elle espérait rester moins de trois mois à Dublin où une copine l’accueillait, le temps que le guerre s’arrête, et qu’elle puisse retourner auprès de famille à Tchortkiv.
Sept mois se sont écoulés, elle est toujours étrangère…réfugiée ukrainienne… en stand by…


Atelier « Photo Conceptuelle »

© Atelier « Photo conceptuell »

Pendant la saison 2021/2022 , Cdanslaboite a accueilli un groupe de six photographes pour un atelier semi-mensuel.
Le groupe, issu des ateliers photo des Beaux-Arts animés par Claire Baudou souhaitait poursuivre un travail autonome.
Organisé en collectif, il s’est centré sur un projet de photographie conceptuelle. Celle-ci se définissant comme la représentation photographique élaborée par la pensée à partir d’un mot ou d’une phrase.
Afin de garder une pratique de photo « quotidienne », de renforcer le collectif, et de commencer à explorer le concept, nous avons mis en place des séances de « ping-pong » qui consistaient à correspondre par photos interposées, deux par deux.
Ces sortes de gammes, présentées et discutées en groupe ont permis de clarifier la démarche photographique.
Dans un deuxième temps, chacun a approfondi un aspect du concept qui l’inspirait.
Des problématiques environnementales, sociales, physiques, politiques ou psychologiques étaient ouvertes, chacun a commencé à explorer un domaine, avec des approches techniques et artistiques personnelles.


Vous pourrez, si vous le souhaitez, débuter ou renouveler votre adhésion à l’association pour soutenir l’organisation des expositions.
Une sélection de livres des structures participant au Pôle Image / Maison Bourbon sera disponible.
Une buvette sera sur place (règlement en espèce uniquement).

Horaire :
18h-22h

Accès :
Cdanslaboite – Pôle Image
79 rue Bourbon, 33000 bordeaux
Tram B La Cité du Vin
Entrée libre

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Les mercredis photographiques #52 avec les photographes Cyril Babin, Frédéric Dubuc, Frédéric Lallemand et Lîlâ Mei

L’association Cdanslaboite est heureuse de vous convier à sa soirée Les mercredis photographiques #52 le mercredi 27 juillet 2022 dès 18h à la Maison Bourbon / Pôle Image de Bordeaux.

L’exposition présentera les travaux des photographes Cyril Babin, Frédéric Dubuc, Frédéric Lallemand et Lîlâ Mei.

Ouverts à tous·tes, les Mercredis Photographiques ont lieu chaque dernier mercredi du mois, le temps d’une soirée, de mai à octobre.
Organisées par l’association Cdanslaboite, ces expositions éphémères valorisent la production photographique en Nouvelle-Aquitaine dans un esprit ouvert et convivial.


Au programme de cette édition #52 :

Cyril Babin, Indes 2013 – 2016

© Cyril Babin

Ces photos font partie d’un ensemble que j’ai réalisé au cours de trois voyages successifs en Inde entre 2013 et 2016.
Ce sont des instants, des scènes de rue prises avec mon reflex numérique lors de mes déambulations, toujours en tension, à l’affût de l’imprévisible.
Pour citer Joseph Koudelka : « Je ne prévois pas mes photos, la seule chose que je cherche c’est l’endroit où une photo va m’attendre. »
Comme beaucoup d’autres, j’ai éprouvé comme un choc au contact de ce pays.
Souvent, j’eus l’impression d’être suspendu dans une spirale temporelle où se mélangent diverses sensations contradictoires et d’y perdre mes repères.
J’ai essayé de capturer des images qui retranscrivent le tourbillon d’émotions et de sentiments
que j’ai éprouvé en m’immergeant dans ce « continent » sans cesse en mouvement, comme happé par ce foisonnement fiévreux.
La fascination qu’exerce sur moi l’Autre s’est décuplée en Inde.
Ma volonté : l’appréhender, le rencontrer ou le saisir à son insu.


Frédéric Dubuc, Correspondances

© Frédéric Dubuc

Bordelais depuis mon premier cri jusqu’à mon dernier pas, j’ai grandi avec comme modèles Henri-Cartier Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis, Walker Evans… et comme premier terrain de jeu les rues et les murs de Bordeaux.
Ma démarche photographique se résume à de longues balades sans but, le regard à l’affût d’un décor, m’arrêtant devant une scène qui attend un personnage, ou suivant aveuglément une personne en attendant le décor… ou bien simplement en photographiant à la volée, à l’instinct si tout arrive en même temps.
Je rentre souvent bredouille, je réussirai la prochaine fois.
Je m’amuse à capter l’ironie d’un instant, à trouver la poésie que mon œil me montre. La photographie est un jeu, je joue à photographier.
Cette série de photos est une illustration du lien entre les couleurs, les ombres, la lumière, les gens.


Frédéric Lallemand, De la Terre et du Vent

© Frédéric Lallemand

Je suis parti six mois en résidence dans la Drôme, trois mois à Vassieux dans le Vercors, puis trois mois à la Chaudière sous la montagne “Les trois becs”.
Une envie d’un autre possible qui a eu comme point d’ancrage un lieu perdu sous un bout de ciel, parce que tout rêve est une promesse au mieux une inspiration.
La série présentée est un extrait de la période dans le Vercors.
Je travaille en argentique, les tirages ont été réalisés par mes soins.


Lîlâ Mei, Native

© Lîlâ Mei

J’ai gardé en mémoire les silhouettes arquées des coupeurs de cannes dans l’aube encore fraîche des matins rose de juillet.
Les salazes plongés dans l’ombre qui scrutent les levers de Soleil sur cet océan d’huile, parfois troublé par les sauts des baleines à bosse.
La rumeur du vent qui soulève avec la montée de l’astre et l’odeur sucrée de la bagasse s’échappe de l’usine en contrebas, cachée derrière les hauts palmiers.
Loder mon péï.
La terre calme qui se réveille sous les caresses des sabres.
Il reste quelques minutes avant le jour.
L’enfant noctambule se laisse encore porter par les chimères aux corps intelligibles, ses grands yeux céladon ouverts derrière ses paupières.
Les dos se redressent dans le champ de cannes.
La brise se tait.
Les chimères se cachent sous les pupilles de l’enfant.
Alors, le jour se réveille, s’étire et lève ses couvertures de cirrocumulus.
Soudain, le ciel s’ouvre.


Vous pourrez, si vous le souhaitez, débuter ou renouveler votre adhésion à l’association pour soutenir l’organisation des expositions.
Une sélection de livres des structures participant au Pôle Image / Maison Bourbon sera disponible.
Une buvette sera sur place (règlement en espèce uniquement).

Horaire :
18h-22h

Accès :
Cdanslaboite – Pôle Image
79 rue Bourbon, 33000 bordeaux
Tram B La Cité du Vin
Entrée libre

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