Mercredis Photographiques #30 – 25 mai 2016 dès 18h – 17, rue Vieillard, Bordeaux

LES
MERCREDIS
PHOTOGRAPHIQUES

organisés par Cdanslaboite, de 18h à 22H30, Entrée libre

!Attention Nouvelle adresse !
17, rue Vieillard à Bordeaux (à 500m de la rue Bourbon)

Collectif Cyclop

« Cyclop, fondé en 2015, est un collectif photographique constitué de trois photographes : Paul Gouëzigoux, Alexandre Chamelat et Alice Lévêque, ayant pour objectif un résultat commun. Explorer, découvrir, partager à travers un même médium, afin de créer une pensée collective et complexe. »

www.collectifcyclop.fr

Paul Gouëzigoux : Abanyarwanda
En avril 1994, le génocide des Tutsi éclate, affectant toute la région des grands lacs. S’ensuit un exil pour beaucoup de familles. Cette série photo met à l’honneur ces personnes arrivées en 1994 en France ou plus tard dans les années 2000. Les vies de ces gens étaient diverses, suivant le lieu et l’appartenance à un groupe ou l’autre de la population, aisés ou plus pauvres, suivant qu’ils étaient hutu ou tutsi par leur père et qu’ils étaient à l’intérieur ou l’extérieur du Rwanda d’avril à juillet 1994.
Certains d’entre eux retournerons au Rwanda ou au Burundi afin de participer à l’évolution économique de leurs pays, tandis que d’autres feront le choix de rester en France. Parmi eux se trouvent également des militants, aspirant au « plus jamais ça » et à la lutte contre le négationnisme. Ces photographies sont un témoignage de la volonté et de la détermination des ces personnes de la Diaspora rwandaise et burundaise en France.

© Paul Gouezigoux, collectif Cyclop mercredis photographiques

© Paul Gouëzigoux, collectif Cyclop

Alice Lévêque : Albinos
Une série où la dualité entre les techniques photographiques d’effacement et la mise en relief de la présence physique du modèle traduit bien l’ambivalence humaine entre aspiration à la conformité et désir d’individuation.

© Alice Lévêque, collectif Cyclop mercredis photographiques

© Alice Lévêque, collectif Cyclop

Alexandre Chamelat : Des Cabanes et des Hommes
Dans un monde normalisé et formaté, il existe heureusement encore des îlots de résistance, des modes de vie alternatifs. Soit par choix idéologique en rupture avec un modèle social, soit par une simple volonté
d’un retour à la nature, ces personnes vivent selon leur idéal. On les appelle des marginaux, des babas, des nostalgiques, des utopistes ou des zadistes. Je préfère montrer qu’ils sont avant tout des hommes et des femmes libres.

© Alexandre Chamelat, collectif Cyclop mercredis photographiques

© Alexandre Chamelat, collectif Cyclop

Sophie Mouron :
Une seconde avant … une seconde après

Un instant, entre deux secondes, celle d’avant, celle d’après, et entre deux photographies prises de la même scène. Instant T dont l’existence s’établit dans celui qui le précède et celui qui le suit : le lieu d’un passage. Un hors-champ du hors-temps. Une absence, un manque.
Et un champ de possibles… Pas encore ou déjà plus, un instant qui aurait pu, a pu, qui pourra ou pourrait être. Instant inconcevable… C’est un travail sur la photographie qui parle de la finitude.
Instant décisif ou fragment insignifiant…
C’est un travail sur le hasard ou sur le destin, sur le sens de la vie et de la mort, ici, ailleurs, à l’échelle de l’individu et à l’échelle universelle.
Un travail sur la relativité d’un temps, in time ou ex time.
Et au fil de ces notes – qui sont autant de méditations – photographiques, cette série inachevée et inachevable se révèle tel un journal…

http://sophiemouron.com

© Sophie Mouron mercredis photographiques

© Sophie Mouron

Jean-Mary : La forêt est un songe

« La forêt est un songe »: Le parallèle avec « La vie est un songe » – œuvre majeure de Calderon (1600/1681) – dépasse le simple jeu de mots.
Le rêve est à l’orée du bois, dans les lumières qui percent les taillis et les alignements incertains, menaçants.
Ces passages, entre songe et réalité, sont moins le fait de la luminosité singulière et changeante diffusée par le sous-bois, que présents dans l’allongement des ombres d’arbres qui dissolvent le temps.
Entre illusion et désillusion la forêt interroge le sens de la vie en mettant l’homme face à son authenticité et au rêve qu’il se raconte… « Et dans ce monde, en conclusion, chacun rêve ce qu’il est et nul cependant ne le sait » (vers 2025-2027).

http://www.jeanmary-photographies-poesies.com/

© Jean-Mary mercredis photographiques

© Jean-Mary