Les Mercredis Photographiques #41 – 31 octobre 2018

Mercredi Photographique de CdanslaBoite expositions photographiques à Sup de Pub Bordeauxorganisés par Cdanslaboite
de 18h00 à 22H30
Entrée libre

École Sup de Pub Bordeaux

Quai des Marques – Hangar 18
33300 Bordeaux (entrée côté rue)

 

Voici déjà venue la dernière édition 2018 de votre rendez-vous Les mercredis photographiques.
Pour terminer cette saison en beauté, nous vous proposons de découvrir les travaux de :

 

Valérie Six / Shades of thoughts

©Valérie Six – Shades of thoughts

Les photographies de rue de Valérie Six sont empreintes d’une atmosphère singulière. Dans Shades of Thoughts, une série poétique où l’urbain est sublimé, la photographe française joue avec l’ombre et les contrastes (…).
Imaginées comme des saynètes théâtrales, ses images urbaines, insolites et mystérieuses, appellent la narration.
Graphiques, ses photographies sont portées par des contrastes saisissants. Les expressions des hommes, les couleurs des vêtements sont sublimées par des clairs-obscurs tranchés. Un procédé populaire du 17e siècle qui laissait deviner, dans la peinture, le fil du récit dans une scène de vie, en illuminant certains détails. « Les jeux d’ombres et lumières permettent une certaine simplification visuelle, une volonté d’essentialisation que j’affectionne, qui me vient de mon intérêt pour les formes épurées et de mon attrait pour la peinture flamande », précise la photographe.
Mais cette obscurité est également symbolique d’un passé douloureux pour l’artiste, pour qui l’ombre était alors synonyme de refuge. La lumière, elle, s’impose comme une présence bienveillante dans les clichés sombres (…).
Symboliques, les photographies de Shades of Thoughts transforment l’urbain, et enchantent des scènes du quotidien.
Une vision romancée de la ville, transcendée par l’obscurité.

Texte de Lou Tsatsas (journaliste pour le magazine Fisheye)
www.valeriesix.com


Philippe Fatin / Photographies

©Philippe Fatin

“Depuis de nombreuses années, je désirais me rendre au Myanmar. Suite à quelques rencontres et lectures je mettais mon projet à exécution. C’est en 1996, année du tourisme au Myanmar, que je débarquais dans la capitale, depuis la Chine où je vivais alors.
Welcome to the golden land annonçait une pancarte à la sortie de l’aéroport.

Quatre semaines de visa, pour une mise en bouche. Mon premier contact avec la capitale fut le parvis de la pagode Shedagon, un des trois sites de pèlerinage les plus sacrés du pays. J’y passais mes journées à flâner sur son marbre blanc, observant la foule de dévots que transportait le bouddhisme Theravada. Au gré de mes voyages successifs, je continuais cette quête vers d’autres lieux sacrés, m’attelant à saisir ces moments d’intimité qu’établit le fidèle avec son univers intérieur. Les Birmans suivent toujours la voie des ancêtres, celle qui ritualise le quotidien. Pas une journée ne serait commencée sans satisfaire les dieux d’une prière, d’une offrande, d’un bâtonnet d’encens ou d’un coup de gong.

Chaque maison, jardin, bus, bateau, temple accueille son lot de divinités nichées dans un autel. Des parvis de temple, je me transbordais sur les ponts des bateaux. Descendre le fleuve Irrawady, la Chidwin, la Salouen, la Kaladan était pour moi un autre centre d’observation en milieu plus intime. La lenteur des bateaux, le soleil écrasant de la journée offraient cette nonchalance dont on s’accommode comme d’une nouvelle peau. Pour mon travail photographique, ces lieux sont de bon augure. L’espace vital crée le lien, on partage la nourriture, on plaisante, on s’adopte. Une des caractéristiques qui marque quand je photographie, c’est ce regard droit et profond face à l’objectif. Un regard empreint de sérénité.

Les photos présentées ici ont été réalisées de 1996 à 2014, effectuant plus de soixante voyages, toutes au Leica M6, film argentique TMAX Kodak.

Durant ces dix neuf années, peu de changements, une nouvelle capitale, une autoroute pour s’y rendre, une révolution des moines, un cyclone qui a dévasté le delta.
À l’orée de 2015, les rêves d’une démocratie donnent une lueur d’espoir pour le peuple Birman. Une étape majeure vers la réconciliation.”


Bruno Falibois / Chronophages

©Bruno Falibois – Chronophages

Cette série tente de s’inscrire dans le dépassement du « ça a été » de Roland Barthes. Permettre au regardeur de saisir une épaisseur de temps, l’aboutissement d’un processus qui, au delà de l’instant, révèle des couches de mémoires. Les histoires émergent des traces humaines emmêlées et de l’érosion, elles dialoguent avec la peinture dans le temps long du peintre. A la manière d’un plan séquence interminable, elles nous rappellent le temps à l’œuvre. Écrire des poèmes avec le travail du temps.


Stephan Thiéblemont / « TAHITI PAS CHER“

©Stephan Thiéblemont – « TAHITI PAS CHER“

J’ai découvert la Polynésie à 13 ans et depuis le Pacifique sud fait partie de ma vie.
En juin 2018, je réalisais un travail photographique dans l’archipel des Tuamotu et, de retour sur l’île de Tahiti, j’ai eu envie de faire une pause pour raconter, au gré de quelques images simples, la vie « pas cher », si éloignée des catalogues touristiques « chics », que vivent les Polynésiens aujourd’hui.
Pourtant, comme chaque soir depuis des temps immémoriaux, Moorea, l’île en face de Tahiti, se pare de couleurs hallucinées et la vie ici, malgré sa dureté, reste empreinte d’une poésie aux parfums de tiaré délicieusement nostalgiques.


Jean Grelet / Tendres dimanches. (Projection)

©Jean Grelet – Tendres dimanches.

Un duvet de fleur s’éparpille, virevolte aux quatre vents, se pose en douce… fraîche buée, neuve rosée sur l’herbe du matin… Dimanches, moments-papillons… baisers volés à la dureté du monde.
Le linceul du vacarme s’efface devant la rumeur du silence… On se permet des gestes étranges : se mettre à genoux, joindre les mains… et, pour ceux qui n’ont pas d’église, esquisser un sourire de bien-être, écouter sourdre au fond de soi une prière muette à la beauté du monde en ce jour retrouvée, en ce jour à nouveau flagrante.
Les dimanches sont un reposoir sur la route de la procession, ils nous ménagent dans la pesanteur du quotidien une parenthèse d’éternité. Ils sont un pied-de-nez à l’horloge qui corsète nos journées : loin de nous le labeur, la fatigue, les querelles, les tâches obligées, l’espace étriqué qui nous est toujours si chichement mesuré. L’air du grand large fait irruption dans la chambre confinée. On se donne le droit de s’agrandir le cœur, de se dénuder une épaule au soleil, de s’asseoir, nonchalant, à la margelle du bassin, de feuilleter un livre… On se débride, on se déboutonne… fini le monde convenable, convenu… on envoie valser les règles de la bonne tenue réglementaire, on quitte le maillot, on tombe les bretelles, on s’offre torse nu à l’immensité du fleuve, on fait copain/copain avec la nature, avec la plage, avec les tours des cités, jusque là si agressives. On n’a plus peur de ces masses qui vous surplombent et vous font vous sentir, en semaine, si insignifiant. Rien ne vous écrase, le monde n’est plus cette machine infernale prête à vous broyer. La ville vous appartient, le plus humble mortel est un dieu – le roi du monde, le seigneur du dimanche.
Dimanches de l’abandon, de la tendresse des corps qui se retrouvent.. Le temps, désormais complice, essaime ses brins de bonheur, ses plaisirs furtifs, ses gros câlins. Et l’on regarde les adolescents désœuvrés baguenauder le long des rues, étirer leur corps délié. Il flotte dans l’air un parfum de jouvence, de fête foraine et de manèges, de pomme d’amour et de barbe à papa : le dimanche a la saveur sucrée de notre jeunesse.
Bien sûr, on n’est pas toujours visité par la grâce… on connaît aussi l’ennui, la lourdeur des choses, on ne sait comment combler le vide de ces loisirs inopinés, et ces vacances, qui vous tombent sur les bras et dont on ne sait que faire, vous renvoient à votre solitude. Il ne reste plus alors qu’à espérer que ce calvaire cesse et que, pour reprendre la chanson de Charles Trenet, au plus vite vienne, vienne la semaine / car la rue est toujours pleine / de lumières et de bruits… (Henri Zalamansky)


Mercredi Photographique #41 – 31 octobre 2018
de 18h00 à 22h30

École Sup de Pub Bordeaux – Hangar 18 – Quai des Marques
(entrée côté rue)

Entrée libre

Organisé par Cdanslaboite
En partenariat avec l’École Sup de Pub – INSEEC Communication

Vous pourrez, si vous le souhaitez, commencer ou renouveler votre adhésion à l’association.
www.cdanslaboite.com
www.facebook.com/LesMercredisPhotographiques

Soirée Projections du 30 septembre 2017

Forum des Arts et de la Culture / Esplanade Alcala de Henares, Talence
Horaires : à partir de 20h et jusqu’à 23h
Tram B : arrêt Forum
Entrée libre

Le 30 septembre Cdanslaboite et le Forum des Arts & de la Culture proposent dans le cadre du lancement de la saison culturelle de Talence, une SOIRÉE DE PROJECTIONS à partir de 20h, à auditorium et sur la terrasse du Forum, avec les photographies d’Alexandre Dupeyron du Collectif les Associés, Nicolas Messyasz membre du Studio Hans Lucas et Dominique Delpoux de l’agence VU. Les projections seront accompagnées de rencontres avec les photographes, permettant d’appréhender la démarche et les contextes de fabrication de ces photographies.


Dominique Delpoux / VU
Portraits

« Double Je » par Christian Caujolle, catalogue de l’exposition à la Galerie le Château d’Eau. « On sait, dès le premier regard, que le travail photographique de Dominique Delpoux est basé sur des décisions, des prises de position strictes et qu’il a fait des choix précis qui le situent clairement dans un des territoires de la pratique contemporaine : le style documentaire.

Projections

Cette notion, longtemps méprisée par les tenants des « Beaux Arts » ou, plus récemment, de la « Photographie Plasticienne », a retrouvé récemment sa place à la fois dans le champ de la photographie et dans celui des arts visuels grâce, entre autres, aux études et expositions consacrées à l’Allemand August Sander. Il ne s’agit évidemment pas ici de comparer le travail de Dominique Delpoux à celui d’un artiste des années trente qui poursuivait le rêve impossible de résumer la société dans laquelle il vivait par une série de portraits qui synthétiseraient, avec une troublante prétention à l’objectivité ou à la science, les strates et les figures déterminantes du monde qui l’environnaient. Mais ce choix du « style documentaire » et les implications qui en découlent permettent de situer le travail de façon plus précise dans le champ de la production contemporaine.
La première caractéristique de l’approche est, évidemment, son attachement à traiter de questions sociales. Elle interroge le monde d’aujourd’hui, en se démarquant du reportage, de l’anecdote, du récit, de tout « instant décisif » et en mettant en place des dispositifs contraignants qui seront productifs de photographies exigeant de la part de celui qui regarde une réflexion allant au-delà de la seule contemplation – ou consommation – de l’image. C’est donc tout naturellement (autre caractéristique du style documentaire) que le travail s’organise par séries qui, à chaque fois, traitent du quotidien, voire du banal, mais le mettent en crise et nous demandent d’être attentif à tout ce qui n’est pas spectaculaire dans notre société mais en fonde les fonctionnements. Pour prendre un seul exemple, celui des uniformes, pourquoi, et comment, tous ces individus vêtus de la même manière restent-ils différents, pourquoi et comment conservent-ils leur identité propre alors que les signes vestimentaires ont pour fonction de les rendre « identiques » au nom d’une pratique professionnelle ? Il est clair, mais nous y reviendrons, que le choix de la répétition précise du cadre, qui évacue l’anecdotique, nous oblige à nous porter sur les visages, ce qui est une façon de questionner la notion même de portrait, l’un des genres dominants du moment, dans le secteur de la presse entre autres.

Projections
Comme il a décidé d’interroger les fondamentaux – et les limites – de la photographie, Dominique Delpoux s’est attaqué à l’une des plus troublantes et des plus méconnues – ou non analysées – composantes de l’image argentique, celle du temps. Il n’existe actuellement aucune étude sérieuse sur ce qui différencie (et il s’agit d’une question fondamentale) le temps de notre réel – celui de notre expérience du monde- de cet étrange temps de la photographie, prise en quelques centièmes de secondes et versée à une forme d’éternité dont les rythmes de pertinence seront toujours différents en fonction de la pratique de l’opérateur et de ses intentions. Ce qui l’a amené à produire des diptyques, à concevoir une approche binaire des personnages dont il décidait de questionner la situation ou le vécu. »

Dominique Delpoux présentera plusieurs séries de portraits dont les ouvriers de la Cofra, les boxeurs,les hommes du chantier, ou encore les culturistes….


Alexandre Dupeyron / les Associés
Runners of the future

Violence, sourde. Incompréhension, totale.
Intégrer. Cette accélération, brusque.
Ce saut dans le vide, vertigineux.
Un avenir sous apnée, béant.

A l’angle de chaque rue, du haut ou du bas de chaque gratte-ciel, je cherche à apprivoiser, questionner. Peu importe la ville, la région du monde. C’est la même fuite absurde, le même silence bruyant. Éblouissante, zébrée de lignes obscures, la modernité épuise mon regard. A contre-courant de la foule, je marche, croise des individus. Multiples et seuls. Pressés et muets, les soldats du futur drapent mes images de suaires. Agents consumés par une société brutale et lisse, ils arpentent les rues, éclaboussent la nuit, noircissent le jour, dévalent des ascenseurs comme une lave. Leurs silhouettes jaillissent dans ma rétine comme éjectées d’un manège fou dont je ne peux saisir que les spectateurs transis tout autour. De ces citoyens fiancés au bonheur empaqueté et au sourire d’enseigne, marié à la rentabilité, je ne conserve qu’une trace imprécise, qu’une image trouble, celle d’un miroir déformant dans lequel nous nous dirigeons tous. Mouvement, lumière, forme. Une suggestion d’universel. Une abstraction du réel, un presque sacré offert à l’imaginaire et à l’émotion du « regardeur » qui, s’il le souhaite, fera son chemin jusqu’à trouver l’écho de sa propre réalité, s’approprier ce qu’il veut fuir, rattraper ce qui l’effraie … Indécise, indicible, la réalité se cherche à chaque image. Juste avant la mise au point, elle est une impression, une émotion. Elle émet des taches de formes et de couleurs, des plages de lumière, propulse des filaments de temps pas encore noués.

Projections
Contexte : Depuis 2006, et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, plus de la moitié de la population mondiale est urbaine. Comme l’a désigné l’essayiste américain Jeremy Rifkin, nous sommes désormais des « Homo Urbanus » entrés dans l’ère de l’hyper-proximité, de la verticalité et de la communication à outrance. « Runners of the future » est un projet photographique qui a pour ambition de composer une géométrie dynamique de la modernité au coeur des mégalopoles asiatiques. Question ouverte sur l’homme, « Runners of the future » interroge sa place dans ces cités du « Nouveau Monde » et dessine un espace frictionnel unifié dans une métaphore dystopique soumise à la loi de la performance.


Nicolas Messyasz / Studio Hans Lucas
Les Nouvelles du Soir

Né dans le Nord de la France, puis bordelais d’adoption, il réside et travaille à Paris depuis 2005. Diplômé de l’Université d’Arts Plastiques de Bordeaux III (DEUG, Licence et Maîtrise), il choisit pour sujet de mémoire : « Le Médium est-il fondateur du statut d’oeuvre d’art ? « (UFR SICA de Bordeaux III, 1999). Nicolas Messyasz photographie l’actualité pour de grands médias, son travail est diffusé par Hans Lucas et Sipa Press. Ses photographies offrent un regard sur l’actualité.

Projections

Les Nuits Noires photographiques #2

logo Nuits Noires Photographiques

Une seule édition a suffit : les Nuits Noires Photographiques sont devenues un événement photographique majeur en Nouvelle-Aquitaine. Toujours propulsée par l’association Cdanslaboite, soutenue par ses partenaires publics et privés, en voici le programme :
– Des expositions du 18 janvier au 24 février 2018
– 3 soirées les 18, 19 et 20 janvier avec des projections, animations, des rencontres


Nuits Noires du 18 janvier au 24 février 2018

Forum des Arts et de la Culture / Esplanade Alcala de Henares, Talence
Horaires : 14h – 19h / du mardi au samedi (sauf jours fériés) / Entrée libre
Tram B : arrêt Forum

Trois visions sensibles du monde, Denis Dailleux, Delphine Blast, Matthieu Chazal, exposées pour cette deuxième édition des Nuits Noires photographiques. L’évènement est organisé par Cdanslaboite en partenariat avec Le Forum des Arts et de la Culture et la Ville de Talence. Autour de ces expositions, visibles jusqu’au 24 mars, les Nuits Noires invitent photographes et publics à plusieurs temps forts.

 

✖︎ LES EXPOSITIONS :

 

DENIS DAILLEUX / GHANA

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Denis Dailleux

Photo Denis Dailleux

C’est l’autre qui hante, qui happe, qui habite la photographie de Denis Dailleux. Les visages, les trajectoires de vie saisis en proximité,dans la simplicité et l’évidence nue de la beauté de chaque être. Après avoir passé de nombreuses années à photographier les gens en Égypte et plus particulièrement au Caire, Denis Dailleux choisit de se rendre au Ghana en 2009 car il avait été très marqué par le livre de Paul Strand, Ghana: An African Portrait.Mais il a aussi besoin de s’immerger ailleurs où l’air, les corps, les couleurs respirent autrement. Sa première rencontre marquante avec le pays se déroule à James Town (ancien quartier d’Accra, la capitale) avec les pêcheurs. C’est autour de ce port que toute la narration de Ghana va se déployer, entre mer, lumière,quotidien, pêche, enfance… C’est un voyage magnétique qui passe beaucoup par le prisme des corps, de leur présence, de leur liberté, de leur intensité.« Je suis attiré par des lieux qui, sans que je le sache, sont appelés à disparaître, et c’est bien malgré moi que je les photographie comme si c’était mieux avant. »

http://www.denisdailleux.com/

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Denis Dailleux

Photo Denis Dailleux

DELPHINE BLAST (Studio Hans Lucas) / WAYUU / CHOLITAS

Delphine Blast est photojournaliste, elle vit entre Paris et l’Amérique latine. Le portrait-reportage social est au coeur de son travail. Elle aime témoigner au plus proche de ce qui fait chemin dans la vie des hommes.

Wayuu, est une immersion dans le quotidien d’une des dernières sociétés matriarcales, située à la frontière de la Colombie et du Venezuela. L’approche du monde des indiens Wayúu se fonde sur un imaginaire collectif, structuré autour du territoire. Depuis des années, ils font face à une pénurie d’eau. Ce reportage témoigne de leur résistance pour préserver leur environnement sacré et sauver leur communauté.

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Delphine Blast Studio Hans Lucas

Photo Delphine Blast

Cholitas met en lumière ces femmes boliviennes d’origine aymara et quechua qui longtemps ont été discriminées. Aujourd’hui, elles font partie de l’identité bolivienne et symbolisent la dignité retrouvée des populations indiennes. Leur tenue est mondialement connue : chapeau melon, longues tresses noires, corset ajusté, jupes de couleurs vives…

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Delphine Blast Studio Hans Lucas

Photo Delphine Blast

http://www.delphineblast.com/fr

 

MATTHIEU CHAZAL / DÉROUTE

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Mathieu Chazal

Photo Mathieu Chazal

L’horizon penche souvent, les continents tremblent. Et les hommes ? Iran, Irak, Turquie, Caucase, Balkans… Aux confins des terres, à la croisée de frontières fermées, disputées, violentées par l’histoire, c’est de ces territoires-là que Matthieu Chazal observe et interroge les points de ruptures et de liaisons entre l’est et l’ouest. Corps jetés sur les routes de l’exil, destins enclavés par la géographie, la précarité, les conflits… Dans un quotidien antagoniste et sismique, qu’est-ce qui fait encore vie chez les hommes ? Déroute à travers différents pays raconte la difficulté voire l’impossibilité du lieu à soi. Incertitude, désorientation, ligne de front, les êtres vont et viennent entre réalité captive, commémorations, rêves de reconquête, désirs fous d’échappées, poids du passé… Et parfois, tout au bout d’un chemin, comme les trêves sont belles lorsque faute de lieu à soi, les êtres parviennent à arracher un fragment de temps à soi, pour soi. Respirer à nouveau…

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Matthieu Chazal

Photo Matthieu Chazal

http://www.matthieuchazal.com/

EDWARD S. CURTIS

(du 11 janvier au 24 février 2018)
Médiathèque Gérard Castagnéra / 1 Allée Peixotto, Talence
Horaires : mardi et jeudi de 14h à 18h30, mercredi et vendredi de 10h30 à 18h30 et le samedi de 10h30 à 18h
Tram B : arrêt Peixotto

 

✖︎ Jeudi 18 Janvier / INAUGURATION & PROJECTION

18H30 : Inauguration.

20H : projection du film In the Land of the Head Hunters d’Edward S. Curtis à l’auditorium du Forum : Dans ce docu-fction de 1914, présenté ici dans une version restaurée, le célèbre photographe et ethnologue Edward S. Curtis met en scène les Indiens d’Amérique du Nord de l’île de Vancouver. Derrière le scénario d’une guerre entre tribus déclenchée par la convoitise de deux hommes pour la belle Naida, se révèle une véritable entreprise de reconstitution et d’immortalisation d’une culture amérindienne en voie de disparition.

Edward S. Curtis a passé presque 30 ans de sa vie à documenter la vie des indiens (principalement entre 1900 et 1930). Il a rencontré plus de 80 tribus sur un vaste territoire débutant au nord de la frontière mexicaine et s’étendant jusqu’au nord du continent américain. Il a inventorié son travail dans The North American Indian, une encyclopédie en 20 volumes composée de 2 200 photogravures, de cartes, de biographies, de textes sur la vie, les légendes, les coutumes des indiens. Durant toutes ces années, Curtis n’a pas cherché à rendre compte de la réalité des indiens mais à projeter sa vision fantasmée de « l’Indien éternel », de ce qu’il imaginait être un âge d’or avant l’arrivée des blancs sur leurs terres. Pour parvenir à « l’image idéale », il n’a pas hésité à les mettre en scène, à les affubler d’accessoires, à construire des décors, à gommer tout signe témoignant de la présence des blancs. Face à cette entreprise démesurée, il est intéressant de s’interroger sur le sens des mots vérité, témoignage, réalité, mémoire… Où se situe son oeuvre ?

 

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Mathieu Chazal

 

✖︎ Vendredi 19 Janvier / PROJECTIONS & RENCONTRES

> 18H : Rencontre avec Delphine Blast  (Mezzanine)

> 20H30 : Projection #1 Nicolas Camoisson – Les tréteaux du matin.
Il aura fallu quatre saisons pour récolter, au fil des rencontres les images qui composeront l’ouvrage, quatre saisons pour apprendre, ressentir, découvrir ce que sont les vies, les parcours, les labeurs, peines et joies confondues, des producteurs du marché Saint Roch à Mont-de-Marsan dans les Landes.

Publié aux Éditions Ici&Là

© Nicolas Camoisson

 

Projection #2 Emmanuelle Brisson (Projection en collaboration avec la Villa Pérochon)
Des autoportraits et des portraits de proches, mis en scène de manière esthétique, ludique, suffocante, cadre serré, peau nue, peau accessoirisée afin
de questionner l’enfermement, l’angoisse, l’identité, le Je…

© Emmanuelle Brisson

Et tout au long de la soirée, retrouvez les librairies L’Ascenseur VégétalLibrairie Georges, ainsi que des éditeurs pour des séances de dédicaces de livres en présence d’auteurs.

 

✖︎ Samedi 20 Janvier / PROJECTIONS & RENCONTRES

>14H : Rencontre Professionnelle « Rôles des sociétés de droits d’auteur » à l’auditorium du Forum. Conférence/débat animé par l’UPP Aquitaine.
SAIFCréée en 1999, la Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe – Saif – est une société civile dont la mission première est de défendre, percevoir et répartir les droits des auteurs des arts visuels. Ses sociétaires sont les auteurs qui la rejoignent en achetant une part sociale de 15€24 et participent démocratiquement à ses décisions lors de l’assemblée générale annuelle, au conseil d’administration et dans les commissions.
Elle représente aujourd’hui près de 7 000 auteurs de tous les arts visuels (architectes, designers,
photographes, dessinateurs, illustrateurs, graphistes, peintres, plasticiens, , sculpteurs), dont 4 000
photographes. Depuis sa création la Saif œuvre pour la protection et la défense du droit d’auteur et entretient un dialogue permanent avec les diffuseurs et les institutions internationales pour faire entendre la voix des auteurs ; elle soutient également la création à travers son action culturelle qui finance des actions d’aide à la création et à la diffusion des œuvres, des actions de formation des artistes et le développement de l’éducation artistique et culturelle.
www.saif.fr
https://www.facebook.com/societesaif/

 

> 15H : Rencontre Singular Lens, un projet initié par Act’image.

Singular Lens est une plateforme de valorisation de la photographie documentaire. Elle est gratuite et permet aux auteurs de gagner en visibilité et de trouver des sources de financement.

https://www.singularlens.com/

> 16H : Conférence sur Edward S. Curtis à la Médiathèque Castagnéra de Talence

> 17H : Rencontre avec Matthieu Chazal

> 18H : Rencontre avec Denis Dailleux

> 20H30 : Projection #3 – Raphaël Helle – La Peuge
La «Peuge», c’est le nom donné à l’usine Peugeot de Sochaux par ceux qui y travaillent. Durant 6 mois, Raphaël Helle est allé à la rencontre des ouvriers. Il les a
photographiés, a recueilli leurs témoignages pour tenter de comprendre ce que cela signifie de travailler à la chaine toute la journée et ce que cette réalité imprime dans la vie intime de chacun.

signatures-photographies.com

Nuits Noires Photographiques de Cdanslaboite Photo Raphaël Helle

Photo Raphaël Helle

Projection #4 Editions lamaindonne – Ljubisa Danilovic – Lune de Payne
Pendant six années, j’ai voyagé régulièrement dans le delta du Danube, en Roumanie, me demandant si la sérénité pouvait succéder au chaos. La sortie de
« La lune de Payne » est prévue au printemps 2018.
ljubisadanilovic.fr

© Ljubisa Danilovic

Et tout au long de la soirée, retrouvez les librairies L’Ascenseur VégétalLibrairie Georges, ainsi que des éditeurs pour des séances de dédicaces de livres en présence d’auteurs.

 

 

Les Nuits Noires Photographiques de CdanslaBoite # 2 sont soutenues par la Mairie de Talence, le Forum des Arts et de la Culture de Talence, la Ville de Bordeaux, Vatel **** Hotel & Spa, Ténéo Apparthotel Talence, la SAIF ( Société des Auteurs de l’Image Fixe), l’ADAGP (Société des Auteurs dans les Arts graphiques et plastiques), la Culture avec la Copie Privée, l’UPP ( Union des Photographes Professionnels) Aquitaine Charente, le studio Hans Lucas, l’Agence VU, la librairie l’Ascenseur Végétal, les éditions Ici & Là, les éditions lamaindonne, la Villa Pérochon, la librairie Georges, le restaurant l’Alcala, l’Ed Wood Café, la BIOCOOP Talence, Images Panajou, la MEBA (Maison de l’Europe Bordeaux Aquitaine).