Marine Lécuyer “Tarifa – Tanger“

du 30 novembre au 30 décembre 2015 à la Bibliothèque de Mériadeck

85 cours du Marechal Juin / 33000 Bordeaux
https://bibliotheque.bordeaux.fr

« Tarifa – Tanger est l’une des liaisons maritimes qui permettent de rejoindre le Maroc depuis l’Espagne. Depuis Tarifa j’ai longtemps contemplé les côtes du continent africain, frappée par sa proximité et par la sensation que l’on pourrait, du bout des doigts, en caresser les contours. Puis  j’ai fait la traversée. Sur l’eau, il m’a semblé entendre l’écho de milliers de récits d’exils, de pertes, de rencontres et d’espoirs secrets. C’est là, dans cet entre-deux mystérieux – à la fois fin et commencement – que la vision des deux territoires dialoguant au sein d’une même image s’est imposée.   Deux ailleurs se fondant l’un dans l’autre, et dévoilant les réminiscences d’une histoire partagée, autour de l’expérience commune des eaux – frontières du détroit de Gibraltar. Dans chacune de ces images deux photographies se superposent, évoquant le dialogue intime entretenu depuis toujours entre ces deux zones géographiques, et rappelant que l’échange permanent entre les peuples est le marqueur même de l’identité et de la richesse de nos territoires. »

© Marine Lécuyer marine lecuyer

© Marine Lécuyer

Horaires :
Lundi et jeudi de 13h à 19h
Mardi, mercredi et vendredi de 10h à 19h
Samedi de 10h à 18h
Fermé le dimanche et jours fériés

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Exposition Jean-Christian Cottu : Nagaland

Du 18 juin – 25 juillet 2015 à la Bibliothèque de Mériadeck
85 cours du Marechal Juin / 33000 Bordeaux
https://bibliotheque.bordeaux.fr

« Dans 10 ou peut-être 15 ans, la plupart sinon tous ces anciens chasseurs de têtes Konyak et leurs épouses seront morts. Leurs visages fanés, ornés, tatoués, seront enterrés sous les pierres tombales chrétiennes dans les villages perchés de la région éloignée du Mon, au Nagaland, en Inde du Nord-est. Avec leur disparition, les mémoires vivantes de leur existence culturelle unique disparaîtront pour l’éternité. Ces hommes et ces femmes âgés ont vécu quand la guerre tribale résolvait encore certains conflits territoriaux. Les tatouages sur leurs dos, leurs torses et leurs visages témoignent de combats mortels et de têtes coupées. A leur naissance, ils ont hérité d’une forte identité tribale, qui s’étendait jusqu’aux limites physiques de leurs terres. Ils mourront avec un accès intermittent à certains aspects de la modernité, et en ayant partiellement adopté un christianisme baptiste. Les photographies de Jean-Christian Cottu fournissent un enregistrement visuel de ces personnes. Ce ne sont pas des images volées, anonymes, comme c’est trop souvent le cas. Une importance est accordée à juste titre aux noms, âges et villages d’origine de ces personnes. Ces images ne sont, en aucun cas, la seule trace de ces anciens guerriers et de leurs familles, mais en prenant un studio photo mobile, Jean-Christian voulait aller au-delà du cliché superficiel et capturer la dignité humaine de ces personnes qui sont en train de disparaître. Chaque photographie est le résultat d’un échange, soit sous la forme d’une copie imprimée de leur photo, soit sous la forme de quelques centaines de roupies, et parfois des deux à la fois. Mais les rencontres ne se sont pas seulement limitées à des transactions. Notre curiosité mutuelle a été récompensée par des échanges humains indéniables entre eux et nous et par quelques entretiens d’une véritable franchise. Il n’existe aucune trace écrite de leur passé pré-baptiste. Ces personnes âgées vivent une transition difficile et leur avenir est restreint. Ces images et ces textes, d’une manière modeste, essayent d’expliquer qui sont les Konyaks que nous avons rencontrés, et tentent de révéler une partie de leurs histoires respectives. » Aidan McGloin

Jean-Christian Cottu

Horaires :
Lundi et jeudi de 13h à 19h
Mardi, mercredi et vendredi de 10h à 19h
Samedi de 10h à 18h
Fermé le dimanche et jours fériés