Les expositions

logo nuits noires

du 15 sept. > 18h30 au 28 sept. >19h00

Forum des Arts et de la Culture / Esplanade Alcala de Henares, Talence
Horaires : 14h – 19h / du mardi au samedi (sauf jours fériés) / Entrée libre
Tram : arrêt FORUM

Jane Evelyn Atwood

TROP DE PEINES : FEMMES EN PRISON

Visiting rights for a married couple jailed for stealing a painting from a museum. Maison d'Arrt de Femmes, Dijon, France, 1991.

Visiting rights for a married couple jailed for stealing a painting from a museum. Maison d’Art de Femmes, Dijon, France, 1991. © J.E. Atwood

Jane Evelyn Atwood est née aux États-Unis. En 1971, elle s’installe à Paris. Le vent de la ville la conduit jusqu’à Blondine, une prostituée de la rue des Lombards. C’est dans cette maison de passe que son engagement dans la photographie va naître.
D’emblée, elle pressent qu’elle doit être au bord des êtres afin d’approcher leur note la plus profonde. Il y a chez elle ce beau mouvement qui se penche avec douceur vers l’autre, entre en écoute profonde, y demeure jusqu’à ce que les questions à l’origine de la rencontre soient épuisées.
Sa quête la mène vers des vies à la marge, fragilisées par des états d’enfermement, de douleurs physiques et/ou psychiques vives. Les enfants aveugles, Jean-Louis séropositif au seuil de la mort, les mutilés des mines antipersonnel… Elle montre où l’on ne va pas. Elle fait face au réel sans voile, sans concession. Le contraste entre la délicatesse de son regard sur les êtres et la frontalité nue, parfois violente de ses images confère une force et une beauté d’âme unique à son travail. Depuis 40 ans, elle ne cesse d’interroger ce qui fait tenir l’homme à la vie particulièrement lorsque son intégrité est blessée. Ses photographies disent la dignité humaine, le courage inouï, capable de puiser dans des au-delà insoupçonnés pour continuer à prendre part à la marche du monde, à répondre à l’appel continu de la pulsion de vie, source première de chaque être. L’exposition présentée est une plongée de 10 ans, dans 40 prisons au coeur du quotidien de femmes captives. texte de Mina Lenvka

L’exposition sera accompagnée par une projection retrospective.
janeevelynatwood.com

 

 

 

Gabrielle Duplantier

VOLTA

Laure Dehors © gabrielle duplantier

Laure Dehors © G. Duplantier

Gabrielle Duplantier a grandi dans une maison, au milieu de la forêt, au sein d’une famille où créer était une respiration vitale. On sent que dès son plus jeune âge, elle a été laissée très libre de ses voyages, encouragée à courir les chemins, à explorer les coffres à secrets au fond des greniers.
De ce premier lieu de la vie, elle a conservé un imaginaire vivace. Mais aussi la fulgurance du regard des enfants, capables de passer en un instant de l’émerveillement absolu à une peur bleue parce qu’un bruit, parce qu’une ombre qui s’étend un peu trop et prend la forme d’une créature inquiétante. Il y a dans son univers ce va-et-vient continu entre la sérénité de l’enchantement et le contre-jour d’un trouble surgi d’un ciel, d’un animal au détour d’un chemin, d’une tête d’épouvantail. La beauté vibratoire de ses images est amplifiée par la sensation d’être transporté hors de notre temps, dans un ailleurs originel, sans nombre, sans âge. Ses photographies possèdent l’intensité et la liberté des eaux sauvages qui dévalent les pentes fortes des pays qu’elle habite depuis toujours, et auxquels elle reste fidèle. Elle les peuple de ses fables intimes, de femmes, d’enfants inscrivant ainsi de nouvelles mythologies sur ses terres hantées de légendes, de rituels ancestraux.
Au gré d’une lumière changeante, du dernier cri d’un oiseau, elle a l’art de saisir l’infime note qui transcende un visage, une saison, et nous fait approcher le coeur du mystère, de la poésie de chaque être, de toute chose. texte de Mina Lenvka

gabrielleduplantier.com

 

 

 

 

Marie Fontecave

20 et quelques songes

© Marie Fontecave

© Marie Fontecave

L’image a toujours habité la vie de Marie Fontecave qu’elle soit fixe, peinte, animée, montée. Sa formation initiale la conduit a suivre des étude d’arts plastiques, puis elle intègre une école de cinéma. Elle devient ensuite chef monteuse. Et puis, la photographie toujours quelque part… mais les contraintes de la vie ne lui permettent pas de s’y consacrer pleinement. En 2013, elle achète un appareil numérique, le temps est enfin venu de s’adonner à son mode d’expression favori. Tout ce qui fait lien avec la représentation de l’être, du réel, du possible caché l’attire, l’interroge. On sent dans son approche la joie de partir à la rencontre du monde sans carte, ni préméditation. Passer, juste être là ou s’aventurer plus loin en se laissant porter par l’intuition de ses pas, l’évidence d’émotion lorsque le coeur et le regard simultanément se disent oui. Être partout, dans les visages, hors champ, dans la mélodie du fragment, dans les étendues. En couleurs ou juste à deux nuances d’ombres. De retour de ses déambulations, Marie Fontecave peut choisir de laisser ses images vivre librement, sans attache particulière à un sujet ou bien décider d’en faire une histoire. Son amour du montage, de l’élaboration d’un récit, qui tente de faire feu de chaque éclat, ressurgit pour donner naissance à d’émouvantes petites fictions. De tous ses voyages émerge le désir constant de débusquer la beauté au coeur de la soi-disant banalité des choses à laquelle souvent, on ne prête pas attention. texte de Mina Lenvka

mariefontecave.com

 

Les Expositions / du 15 sept. > 18h30 au 28 sept. >19h00
Forum des Arts et de la Culture / Esplanade Alcala de Henares, Talence
Horaires : 14h – 19h / du mardi au samedi (sauf jours fériés) / Entrée libre
Tram : arrêt FORUM

 

 

 

 

 

 


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