Exposition « Un peu plus que la vie » d’Olivier Deck à la librairie l’Ascenseur Végétal

Exposition photographique 
« Un peu plus que la vie » Olivier Deck

 

Du mardi 13 Novembre au mercredi 12 décembre 2018
Vernissage le mardi 20 novembre de 18h à 21h
En présence de l’artiste
Présentation de l’exposition et du livre (Editions Contrejour, 2017).

L’Ascenseur Végétal
20 Rue Bouquière – 33000/Bordeaux
Entrée libre
https://www.facebook.com/events/176919136545020/

© Olivier Deck – Un peu plus que la vie

« Un peu plus que la vie » est une méditation poétique sur l’enfance et le paysage (plus particulièrement l’univers de la forêt landaise). Trente-trois images en noir et blanc, accompagnées d’un texte, évoquent le lien de l’enfance avec la nature. L’auteur, qui parcourt sans relâche les Landes depuis 20 ans, a photographié la forêt, jusque dans son intimité, ses matières, ses brumes. Il a dans le même temps réalisé des portraits d’enfants, qui viennent rythmer les paysages, faisant apparaître des résonances entre les êtres et les choses. Une nouvelle inédite « Icare à l’envers », venant à la suite des images, évoque sa propre enfance dans le sud-ouest, au plus près des arbres, des ruisseaux, des saisons… irriguée par la force primordiale qui monte du coeur de la nature et parcourt les êtres et le choses. Au-delà des considérations personnelles, Olivier Deck trouve dans son quotidien, chez lui et dans son paysage familier, la matière première qui lui permet d’exprimer l’universel : l’enfance, la nature, la solitude …

Le photographe franco-slovène Klavdij Sluban, qui a reçu les prix Niépce, Oscar Barnack, et de l’Académie des Beaux Arts pour son oeuvre sur le Japon, a accompagné Olivier Deck pendant quatre ans, apportant son expertise dans l’orientation du travail et la sélection extrêmement rigoureuse des images afin d’élaborer une écriture photographique cohérente et singulière.

PRESENTATION DE L’EDITEUR

De 1975 à 1995, en deux décennies, et plus de 170 livres publiés, les éditions Contrejour fondées par Claude Nori marquèrent la photographie Française et européenne en contribuant à faire émerger une nouvelle génération de photographes, à redonner une place privilégiée aux maîtres oubliés et à ouvrir enfin une réflexion critique sur la photographie.

En 2011, les nouvelles éditions Contrejour reparaissaient dans un paysage éditorial totalement différent, concurrentiel, international où l’image est largement institutionnalisée et médiatisée à travers le marché de l’art, les expositions et les festivals.

Dirigées depuis Biarritz par Isabelle et Claude Nori, elles s’attachent à offrir un environnement privilégié et un cadre créatif aux auteurs, à leur proposer des outils techniques et d’impressions de grande qualité. 

Parmi les auteurs publiés, on compte Ralph Gibson, Arthur Tress, Mario Giacomelli, Sebastiao Salgado, Franck Landron, Jean Dieuzaide, Jeanloup Sieff, Franco Fontana, Flore….

Site internet :www.editions-contrejour.com

PRESENTATION DE L’AUTEUR

Olivier Deck est natif du sud-ouest (Orthez, 1962) et vit dans les Landes depuis 1995. Artiste au multiples talents, il a connu une carrière de peintre avant de se consacrer à l’écriture, pour publier une trentaine de livres : romans (Albin Michel), nouvelles (Verdier), poésie (Cairn), plusieurs fois primés (Prix Hemingway, Prix de l’Académie d’Occitanie, Prix Chronos de littérature…) Il est lauréat de l’Académie Charles Cros pour son travail sur la poésie de Bernard Manciet (aidé par le département des Landes). Il pratique la photographie depuis son enfance. Au début des années 2010, il décide d’en faire un mode d’expression privilégié, à coté de l’écriture. Le photographe Klavdij Sluban (Prix Niépce, Prix Leica Oscar Barnack, Prix de l’Académie des Beaux Arts) repère son travail et décide de le soutenir. En 2017, il publie son premier livre de photographie aux prestigieuses éditions Contrejour, dirigée par Claude Nori.

http://www.olivierdeck.fr/

Exposition « Península Ibérica Intemporelle, entre profane et sacré #opus2 » – Jacques Hamel – Bibliothèque de Bordeaux Mériadeck

Du lundi 29 octobre au samedi 8 décembre 2018
Rencontre avec Jacques Hamel le mardi 13 novembre à 18h30
https://www.facebook.com/events/711403809240867/
Bibliothèque de Bordeaux Mériadeck, niveau 1
85, cours du Maréchal Juin 33000 Bordeaux
Entrée libre

© Jacques Hamel

La Péninsule Ibérique est terre de fête, qu’elle soit religieuse ou païenne. Carnaval traditionnel, pèlerinages et célébrations se succèdent tout au long de l’année. Les images sont abondantes et fortes, mais le travail du photographe n’en est pas facilité pour autant. Malmené comme un fétu de paille dans ce flot de folie, il lui faut choisir et maintenir son cap. Jacques Hamel le sait, lui qui a œuvré durant dix ans sur le terrain et dans son laboratoire, conjuguant observation et technique, pour aboutir à cette sélection de photographies époustouflantes.

Pendant la Semaine Sainte, les processions jettent dans les rues tous ceux qui peuvent marcher. L’étrangeté n’est pas absente de ces défilés où les pénitents cagoulés, les pieds dans des sandales de cuir, une lanterne à la main, suivent les cortèges des heures durant. Les images, dans leur pureté bicolore, laissent passer le malaise né de cet archaïsme résurgent, issu de plusieurs siècles d’évolution des traditions.
Par-dessus les brasiers purificateurs, chevaux et cavaliers s’élèvent, suspendent leurs galops, leurs souffles, et le preneur d’images, paré comme un dieu de son œil extraordinaire, saisit le trinôme fumant, homme, bête et feu. L’éternité est désormais prisonnière. Le chasseur embaume ses trophées qui continueront de palpiter sur le papier brillant.

 Si, religieux ou non, les rites tentent d’élever l’ordinaire à un degré supérieur et proposent de dominer l’esprit via le corps, le travail du photographe, lui, est d’isoler et de porter bien plus haut encore un seul micro-instant et de le rendre à l’éternité. Car il est LE maître auquel se soumettent les éléments. Il donne la vie, dompte la lumière, les angles, le feu, le ciel, la terre et la mer.
Et, tandis que ces ferventes cérémonies, entretenues par des symboles depuis la nuit des temps, organisent le désir de purification, portique d’entrée du sacré, l’artiste capture, lui, entre les pompes et leurs excès, ce qu’il a su voir, cette part d’élégance et de finesse qui, évidemment, lui ressemble.

Martine Lafon-Baillou, romancière

Biographie de Jacques Hamel

Normand d’origine, Jacques Hamel s’est installé dans le Sud-Ouest il y a trente-cinq ans, il vit actuellement dans les Landes. En 1982, une simple photo d’identité lui révèlera une part de sa propre histoire. Cet élément déclencheur lui fera découvrir l’art photographique et marquera  le début d’une  passion assouvie, dans un premier temps, en autodidacte.

Aujourd’hui, la quête de Jacques Hamel le mène régulièrement au plus profond de la péninsule ibérique. Son travail, savant mélange de photographie documentaire et d’onirisme, a pris racine dans la résilience d’où la forte charge émotionnelle contenue dans chacune de ses œuvres.

Ses photographies et plus particulièrement deux de ses séries, « Arte Xávega, pêche en mer traditionnelle au Portugal » et « Península Ibérica Intemporelle, entre profane et sacré » ont été exposées en France, en Espagne, au Portugal et dans de nombreux festivals.

www.jacqueshamel.com
www.facebook.com/photojacqueshamel
www.instagram.com/photojacqueshamel

Le travail de Jacques Hamel est proposé en partenariat avec la Bibliothèque de Bordeaux Mériadeck.

Bibliothèque de Mériadeck
 85 cours du Maréchal Juin, 33000 Bordeaux (Niveau 1)
Horaires :
Lundi et jeudi,  de 13h à 19h
Mardi, mercredi et vendredi de 10h à 19h
Samedi de 10h à 18h
bibliotheque.bordeaux.fr

Les Mercredis Photographiques #41 – 31 octobre 2018

Mercredi Photographique de CdanslaBoite expositions photographiques à Sup de Pub Bordeauxorganisés par Cdanslaboite
de 18h00 à 22H30
Entrée libre

École Sup de Pub Bordeaux

Quai des Marques – Hangar 18
33300 Bordeaux (entrée côté rue)

 

Voici déjà venue la dernière édition 2018 de votre rendez-vous Les mercredis photographiques.
Pour terminer cette saison en beauté, nous vous proposons de découvrir les travaux de :

 

Valérie Six / Shades of thoughts

©Valérie Six – Shades of thoughts

Les photographies de rue de Valérie Six sont empreintes d’une atmosphère singulière. Dans Shades of Thoughts, une série poétique où l’urbain est sublimé, la photographe française joue avec l’ombre et les contrastes (…).
Imaginées comme des saynètes théâtrales, ses images urbaines, insolites et mystérieuses, appellent la narration.
Graphiques, ses photographies sont portées par des contrastes saisissants. Les expressions des hommes, les couleurs des vêtements sont sublimées par des clairs-obscurs tranchés. Un procédé populaire du 17e siècle qui laissait deviner, dans la peinture, le fil du récit dans une scène de vie, en illuminant certains détails. « Les jeux d’ombres et lumières permettent une certaine simplification visuelle, une volonté d’essentialisation que j’affectionne, qui me vient de mon intérêt pour les formes épurées et de mon attrait pour la peinture flamande », précise la photographe.
Mais cette obscurité est également symbolique d’un passé douloureux pour l’artiste, pour qui l’ombre était alors synonyme de refuge. La lumière, elle, s’impose comme une présence bienveillante dans les clichés sombres (…).
Symboliques, les photographies de Shades of Thoughts transforment l’urbain, et enchantent des scènes du quotidien.
Une vision romancée de la ville, transcendée par l’obscurité.

Texte de Lou Tsatsas (journaliste pour le magazine Fisheye)
www.valeriesix.com


Philippe Fatin / Photographies

©Philippe Fatin

“Depuis de nombreuses années, je désirais me rendre au Myanmar. Suite à quelques rencontres et lectures je mettais mon projet à exécution. C’est en 1996, année du tourisme au Myanmar, que je débarquais dans la capitale, depuis la Chine où je vivais alors.
Welcome to the golden land annonçait une pancarte à la sortie de l’aéroport.

Quatre semaines de visa, pour une mise en bouche. Mon premier contact avec la capitale fut le parvis de la pagode Shedagon, un des trois sites de pèlerinage les plus sacrés du pays. J’y passais mes journées à flâner sur son marbre blanc, observant la foule de dévots que transportait le bouddhisme Theravada. Au gré de mes voyages successifs, je continuais cette quête vers d’autres lieux sacrés, m’attelant à saisir ces moments d’intimité qu’établit le fidèle avec son univers intérieur. Les Birmans suivent toujours la voie des ancêtres, celle qui ritualise le quotidien. Pas une journée ne serait commencée sans satisfaire les dieux d’une prière, d’une offrande, d’un bâtonnet d’encens ou d’un coup de gong.

Chaque maison, jardin, bus, bateau, temple accueille son lot de divinités nichées dans un autel. Des parvis de temple, je me transbordais sur les ponts des bateaux. Descendre le fleuve Irrawady, la Chidwin, la Salouen, la Kaladan était pour moi un autre centre d’observation en milieu plus intime. La lenteur des bateaux, le soleil écrasant de la journée offraient cette nonchalance dont on s’accommode comme d’une nouvelle peau. Pour mon travail photographique, ces lieux sont de bon augure. L’espace vital crée le lien, on partage la nourriture, on plaisante, on s’adopte. Une des caractéristiques qui marque quand je photographie, c’est ce regard droit et profond face à l’objectif. Un regard empreint de sérénité.

Les photos présentées ici ont été réalisées de 1996 à 2014, effectuant plus de soixante voyages, toutes au Leica M6, film argentique TMAX Kodak.

Durant ces dix neuf années, peu de changements, une nouvelle capitale, une autoroute pour s’y rendre, une révolution des moines, un cyclone qui a dévasté le delta.
À l’orée de 2015, les rêves d’une démocratie donnent une lueur d’espoir pour le peuple Birman. Une étape majeure vers la réconciliation.”


Bruno Falibois / Chronophages

©Bruno Falibois – Chronophages

Cette série tente de s’inscrire dans le dépassement du « ça a été » de Roland Barthes. Permettre au regardeur de saisir une épaisseur de temps, l’aboutissement d’un processus qui, au delà de l’instant, révèle des couches de mémoires. Les histoires émergent des traces humaines emmêlées et de l’érosion, elles dialoguent avec la peinture dans le temps long du peintre. A la manière d’un plan séquence interminable, elles nous rappellent le temps à l’œuvre. Écrire des poèmes avec le travail du temps.


Stephan Thiéblemont / « TAHITI PAS CHER“

©Stephan Thiéblemont – « TAHITI PAS CHER“

J’ai découvert la Polynésie à 13 ans et depuis le Pacifique sud fait partie de ma vie.
En juin 2018, je réalisais un travail photographique dans l’archipel des Tuamotu et, de retour sur l’île de Tahiti, j’ai eu envie de faire une pause pour raconter, au gré de quelques images simples, la vie « pas cher », si éloignée des catalogues touristiques « chics », que vivent les Polynésiens aujourd’hui.
Pourtant, comme chaque soir depuis des temps immémoriaux, Moorea, l’île en face de Tahiti, se pare de couleurs hallucinées et la vie ici, malgré sa dureté, reste empreinte d’une poésie aux parfums de tiaré délicieusement nostalgiques.


Jean Grelet / Tendres dimanches. (Projection)

©Jean Grelet – Tendres dimanches.

Un duvet de fleur s’éparpille, virevolte aux quatre vents, se pose en douce… fraîche buée, neuve rosée sur l’herbe du matin… Dimanches, moments-papillons… baisers volés à la dureté du monde.
Le linceul du vacarme s’efface devant la rumeur du silence… On se permet des gestes étranges : se mettre à genoux, joindre les mains… et, pour ceux qui n’ont pas d’église, esquisser un sourire de bien-être, écouter sourdre au fond de soi une prière muette à la beauté du monde en ce jour retrouvée, en ce jour à nouveau flagrante.
Les dimanches sont un reposoir sur la route de la procession, ils nous ménagent dans la pesanteur du quotidien une parenthèse d’éternité. Ils sont un pied-de-nez à l’horloge qui corsète nos journées : loin de nous le labeur, la fatigue, les querelles, les tâches obligées, l’espace étriqué qui nous est toujours si chichement mesuré. L’air du grand large fait irruption dans la chambre confinée. On se donne le droit de s’agrandir le cœur, de se dénuder une épaule au soleil, de s’asseoir, nonchalant, à la margelle du bassin, de feuilleter un livre… On se débride, on se déboutonne… fini le monde convenable, convenu… on envoie valser les règles de la bonne tenue réglementaire, on quitte le maillot, on tombe les bretelles, on s’offre torse nu à l’immensité du fleuve, on fait copain/copain avec la nature, avec la plage, avec les tours des cités, jusque là si agressives. On n’a plus peur de ces masses qui vous surplombent et vous font vous sentir, en semaine, si insignifiant. Rien ne vous écrase, le monde n’est plus cette machine infernale prête à vous broyer. La ville vous appartient, le plus humble mortel est un dieu – le roi du monde, le seigneur du dimanche.
Dimanches de l’abandon, de la tendresse des corps qui se retrouvent.. Le temps, désormais complice, essaime ses brins de bonheur, ses plaisirs furtifs, ses gros câlins. Et l’on regarde les adolescents désœuvrés baguenauder le long des rues, étirer leur corps délié. Il flotte dans l’air un parfum de jouvence, de fête foraine et de manèges, de pomme d’amour et de barbe à papa : le dimanche a la saveur sucrée de notre jeunesse.
Bien sûr, on n’est pas toujours visité par la grâce… on connaît aussi l’ennui, la lourdeur des choses, on ne sait comment combler le vide de ces loisirs inopinés, et ces vacances, qui vous tombent sur les bras et dont on ne sait que faire, vous renvoient à votre solitude. Il ne reste plus alors qu’à espérer que ce calvaire cesse et que, pour reprendre la chanson de Charles Trenet, au plus vite vienne, vienne la semaine / car la rue est toujours pleine / de lumières et de bruits… (Henri Zalamansky)


Mercredi Photographique #41 – 31 octobre 2018
de 18h00 à 22h30

École Sup de Pub Bordeaux – Hangar 18 – Quai des Marques
(entrée côté rue)

Entrée libre

Organisé par Cdanslaboite
En partenariat avec l’École Sup de Pub – INSEEC Communication

Vous pourrez, si vous le souhaitez, commencer ou renouveler votre adhésion à l’association.
www.cdanslaboite.com
www.facebook.com/LesMercredisPhotographiques